Extrait de "L’ami"

(…)

La  voix de l’homme se déplace dans les coulisses du théâtre.


L’homme ( il dit ou chante) :  Les pluies abreuvent la terre meurtrie

par la sécheresse. Elles creusent les sillons propageant le fluide afin

que l’abimée redevienne fertile. Le soleil transformé en ami conciliant

peint avec les eaux de splendides arcs-en-ciel. Les couleurs de la vie

redécouvrent leurs droits légitimes, essentiels. La nouvelle, radieuse,

née du bienfait des Dieux, surveille secrètement nos deux astres  infimes.

Si je fus ton soleil, tu régnas en planète sans laquelle ma lumière vainement

errerait sans jamais refléter ni trouver son office. Nos forces alignées

engendrent nos  passions d’affection et tendresse.

Si je m’approche enfin de l’Unique Vérité, l’essence primordiale est

que nous sommes Parts d’un Tout Indissociable,

que la chance voulut qu’elles soient jumelles et encore le demeurent.

(…)

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